- Personne... ne me dit que j'aie les foies !

- Mauviette, Mc Fly!

1985.

Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l'expulser du lycée.

Ami de l'excentrique professeur Emmett Brown, il l'accompagne un soir tester sa nouvelle invention : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée.

La démonstration tourne mal : des trafiquants d'armes débarquent et assassinent le doc. Marty se réfugie dans la voiture et se retrouve transporté en 1955.

Là, il empêche malgré lui la rencontre de ses parents, et doit tout faire pour les remettre ensemble, sous peine de ne pouvoir exister...

Réalisé en 1985, Retour vers le futur est le premier épisode de cette saga inter-temporelle de Robert Zemeckis. Il sera suivi par Retour vers le futur II (1989) et Retour vers le futur III (1990) tournés en même temps.

L'heureux producteur de cette trilogie est Steven Spielberg, qui a su donner sa chance à un Zemeckis qui savait déja parfaitement gérer les effets spéciaux de manière à ce qu'ils ne prennent pas le pas sur l'histoire.

Chaque épisode (car c'est finalement une série avec ses personnages récurrents) possède son charme : l'ambiance retro 1955 dans le premier avec en point d'orgue le fameux Bal des Sirènes et le "Johnny B. Goode" de Marty, la découverte du futur dans le deuxième et la reconstitution du Far-west en 1885 dans le troisième.

Zemeckis s'amuse aussi à dresser le portrait de plusieurs familles ( Les Mc Fly, les Tannen...) sur plusieurs générations donc plusieurs époques, ce qui constitue finalement un portrait de la jeune amérique.

Malheureusement, les comédiens ont eu du mal à se démarquer par la suite de leurs rôles (phénomène régulier pour les grands films à succès genre Star wars avec les personnages de Luke skywalker/Mark Hamill et Princesse Leia/Carrie Fisher )

Ainsi Michael J.Fox restera pour beaucoup le Marty Mc Fly de "Back to the Future". Ce serait mésestimer ses performances dans la série Spin City ou encore dans le génial Fantômes contre Fantômes (The Frighteners) de Peter Jackson où il est excellent. Atteint de la maladie de Parkinson, il a désormais beaucoup de mal à jouer.

Quant à Christopher Lloyd, il a su s'imposer dans d'autres rôles comme l'oncle fétide de la famille Adams, par exemple ou encore en juge fou dans Roger Rabbit, toujours de Zemeckis, mais il n'a pas eu la carrière qu'il méritait, peut-être en raison de sa figure difficilement passe-partout.

Excellente saga familiale donc, que je revois toujours avec autant de plaisir à chaque rediffusion.

 

Il ne faut pas que Jennifer se retrouve nez à nez avec son autre elle, celle de 2015, sous peine de provoquer une brèche dans le continuum espace temps!